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Contexte et objectifs
L’équipe BAT a depuis 2005 comme axe prioritaire de recherche l’amélioration de la sécurité et du bien-être des chevaux de course et de sport, à travers l’évaluation biomécanique des facteurs de risque d’accident ou de lésion de l’appareil locomoteur. Parmi ceux-ci, la nature du sol est directement incriminée et plusieurs études épidémiologiques ont montré qu’il existe une relation entre la qualité des pistes et l’incidence des lésions, en particulier en courses (Cheney et al., 1973 ; Fredricson et al., 1975 ; Drevemo et al., 1991, 1994 ; Bailey et al., 1998 ; Williams et al., 2001 ; Pinchbeck et al., 2004 ; Henley et al., 2006). Cependant, à ce jour, les conséquences des caractéristiques des pistes ou de la nature des sols sur la locomotion du cheval restent mal connues. La plupart des études en question n’ont été menées – pour des raisons de limites technologiques – qu’à faible vitesse (petit trot : Barrey et al., 1989, 1991; canter : Kai et al., 2000) donc dans des conditions très différentes de celles de la compétition et de l’entraînement, qui sont celles au cours desquelles les accidents surviennent, et elles ne se sont intéressées qu’à l’interaction pied-sol (Barrey et al., 1989, 1991; Kai et al., 2000 ; Ratzlaf et al., 1997, 2005 ; Shaer et al., 2006).
Pour agir de façon efficace et pertinente sur les sols équestres, les effets de ceux-ci sur l’appareil locomoteur du cheval doivent être préalablement établis. Ainsi, la question de recherche qui sous-tend l’ensemble du projet Sequisol (Sécurité – Equidés – Sol) est : quelles doivent être les caractéristiques des sols équestres pour une plus grande sécurité et un meilleur confort locomoteur du cheval athlète ?
Pour répondre à cette question, les objectifs généraux du projet dans son ensemble, qui a débuté en 2005, sont :
1 - mettre au point un protocole basé sur l’utilisation d’outils de mesures biomécaniques permettant caractériser la locomotion et de quantifier les contraintes qui s’exercent sur l’appareil locomoteur du cheval, à grande vitesse (conditions d’entraînement). Ce protocole doit permettre non seulement de caractériser l’interaction entre le pied et le sol, mais aussi d’autres aspects essentiels de la locomotion, jamais évalués jusqu’ici dans les conditions sportives (forces dans les tendons, amplitude de la foulée, cinématique des membres, symétrie locomotrice…) ;
2 - corréler ces mesures biomécaniques aux propriétés physiques et dynamiques des sols afin de déterminer les caractéristiques des sols susceptibles de contribuer à l’amélioration de leur qualité en termes de sécurité et de confort de l’animal, et en fonction de l’usage pour lequel chaque sol est prévu (ex. entraînement vs. compétition) ;
3 - de fournir ainsi les bases scientifiques, biomécaniques, nécessaires à une démarche de qualification des sols en France, voire à l’étranger, dans les 3 principales disciplines (trot, galop, saut d’obstacles).
Dès 2005, il a été annoncé que le projet serait divisé en :
1. une étude préliminaire, consacrée à la mise au point du protocole expérimental et à son application chez le trotteur attelé, sur un petit nombre de sujets ;
2. un programme de recherche plus vaste, comprenant un volet développement mené en partenariat avec 2 entreprises, en particulier Labosport, spécialiste de la certification des sols pour le sportif humain.
Les résultats présentés ont essentiellement trait à l’étude qui s’est achevée mi-2008, c’est-à-dire à la phase 1 (étude préliminaire) du projet Sequisol. |
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