Ecole nationale vétérinaire d'Alfort
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Conseils généraux de prévention

La prévention occupe une place essentielle dans la médecine des voyages. Elle est mise en place, avant le départ sous la forme de vaccinations, de chimioprophylaxie et d’informations sur les précautions à prendre pendant le voyage.
    Le mode de vie joue un rôle prépondérant dans l’épidémiologie et la prophylaxie des maladies infectieuses ou parasitaires : vie isolée, extérieur, solitaire, collective. Il convient de toutes façons de gérer son animal et de l’empêcher de vagabonder.

Le meilleur moyen de prévenir une maladie est encore d’éviter l’infection/l’infestation. Cependant, garder un animal enfermé sans aucun contact n’est pas une solution. D’autres moyens sont proposés : vaccination, lutte sanitaire, lutte médicale.
   L’élimination ou la gestion des facteurs favorisants est également à étudier : notamment limiter l’exposition des animaux les plus fragiles (jeunes, animaux âgés, immunodéprimés et femelles gestantes) et éviter les maladies intercurrentes, facteurs d’immunodépression, thérapeutiques antibiotiques massives,…

Principes de prévention

D’après le schéma épidémiologique général de la transmission des maladies infectieuses ou parasitaires, on constate que l’on peut empêcher la transmission d'un agent pathogène grâce à trois types de méthodes :

  1. en tarissant les sources
  2. en supprimant les formes de passage (libres ou en développement chez des hôtes intermédiaires)
  3. en évitant l’infestation et en augmentant la résistance des animaux réceptifs mais non infestés

Dans les deux premiers cas, on cherche à détruire des formes d’agents infectieux, on parle alors de mesures offensives. Dans le troisième cas, on cherche à protéger des sujets sains, grâce à des mesures défensives.

Pour un chien ou un chat voyageant avec son propriétaire, il est évident qu’il est plus facile de mettre en œuvre des mesures défensives plutôt qu’offensives, sauf celles concernant la destruction des formes de passage.

Les mesures offensives utilisent de multiples moyens d’ordre chimique, biologique, écologique

  1. Tarissement des sources : il consiste à traiter les animaux infestés : il se superpose donc souvent au traitement curatif mais avec l’objectif ici, non plus de guérir mais d’éviter la contamination des autres individus. La vermifugation est l’exemple principal : on n’empêche pas l’infestation mais on élimine les parasites chez l’animal infesté ;
  2. Destruction des formes de passage : on peut agir à deux niveaux : chez les hôtes intermédiaires (ceux-ci sont fréquemment de petits invertébrés et leur destruction pure et simple est généralement à rechercher ou sur les formes libres. On peut toutefois noter qu’à l’échelle individuelle, il sera possible de lutter contre les stades libres des arthropodes parasites (par exemple larves de moustiques dans les collections d’eau) ; dans les locaux, il pourra s’agir de désinsectisation ou de désinfection des murs et sols (acariens, champignons, oocystes coccidiens).

Les mesures défensives sont de deux types : moyens médicaux (chimio-prévention ou vaccination) et moyens sanitaires. La chimio-prévention consiste en l’administration d’une molécule assurant une protection temporaire. Les vaccinations procurent une immunité durable soit par inoculation de l’agent pathogène non atténué, soit par inoculation de souches atténuées, soit par inoculation de fractions antigéniques immunogènes. Les moyens sanitaires consisteront à éviter le contact entre sujets sains et sujets atteints ou contaminés et de mettre en œuvre diverses mesures d’hygiène : de la nourriture, de l’abreuvement, des locaux, des jeunes ainsi que l’hygiène humaine.

Mesures générales de prévention

Les mesures de prévention sont de deux types : moyens médicaux et moyens sanitaires.

Les différentes mesures médicales ou sanitaires d'ordre général sont accessibles dans l'onglet "Liens à suivre".

  • Moyens médicaux

Les moyens médicaux regroupent la chimio-prévention, la vaccination, la vermifugation et la lutte chimique contre les insectes et les tiques. La chimio-prévention consiste en l’administration d’une molécule assurant une protection temporaire. Les vaccinations procurent une immunité durable soit par inoculation de l’agent pathogène non atténué, soit par inoculation de souches atténuées, soit par inoculation de fractions antigéniques immunogènes.

  • Moyens sanitaires

Les moyens sanitaires consisteront à éviter le contact entre sujets sains et sujets atteints ou contaminés et de mettre en œuvre diverses mesures d’hygiène : de la nourriture, de l’abreuvement, des locaux, des jeunes ainsi que l’hygiène humaine.