Culture & Patrimoine

La ferrure et les fers

Sanson, La maréchalerie ou ferrure des animaux domestiques, 1897

   Au XVIIIe siècle, les chevaux sont généralement ferrés avec des fers lourds. Un siècle plus tard, la ferrure se diversifie au gré du développement de nouveaux usages des chevaux : des fers légers apparaissent par exemple  pour équiper les chevaux de course.

Fer Charlier

   L’utilisation massive de la traction équine par les compagnies d’omnibus s’accompagne également d’une réflexion sur les coûts et la qualité de la ferrure, ce qui se traduit un temps par le développement de la ferrure périplantaire, ou ferrure Charlier (ci-contre, un exemple au musée Fragonard).

Lafosse, Guide du maréchal, 1766 ©VetAgro Sup

  Le plus célèbre des maréchaux, Philippe-Étienne Lafosse (1738-1820) est probablement le plus grand nom de l’hippiatrie d'avant la création de l’enseignement vétérinaire. Il est comme on l'a vu le fils d'Étienne Guillaume Lafosse, un des premiers docteurs en médecine équine qui a contribué à faire reconnaître la médecine vétérinaire comme une science à part entière. Il débute sa formation en étudiant la maréchalerie à ses côtés, aux Petites Écuries du Roi, puis s’intéresse à l’anatomie humaine.

 

Lafosse, Guide du maréchal, 1766 ©VetAgro Sup

    En 1766, Lafosse fils publie le Guide du Maréchal, livre qui comme l’indique le titre s’adresse aux maréchaux-ferrants afin de les aider dans leur métier. Ci-contre et ci-dessous, un fer allemand.

Fer allemand

  En 1767, Lafosse crée un amphithéâtre où il enseigne gratuitement l’anatomie du cheval et les pathologies équines. En créant ces cours qui connaissent un franc succès, il espérait rivaliser contre l’enseignement donné en école par Bourgelat, qui n’avait pas voulu de lui dans le corps enseignant de ses écoles vétérinaires ; il en gardera une vive rancœur et jusqu'à la fin de sa vie il n'aura de cesse de critiquer Bourgelat ainsi que l'enseignement prodigué dans ces écoles.