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Culture & Patrimoine

Historique du jardin : de sa création à 1900

Le jardin botanique a ouvert ses portes dès la création de l'école en 1766. Vous trouverez sur cette page les évènements qui ont jalonné son histoire aux XVIII et XIX° siècle.

XVIII° siècle

En octobre 1766, l'École Royale Vétérinaire d'Alfort ouvre ses portes, 4 ans après l’ouverture de celle de Lyon. Le "Jardin des Plantes" est déjà prêt. Fragonard en est le professeur. Les 90 élèves identifient les Simples (plantes médicinales), aident à leur culture, les récoltent, les sèchent, préparent des extraits, les distillent, afin de préparer les drogues (médicaments). Comme à Lyon, le jardin a un rôle de premier plan dans la thérapeutique vétérinaire. Honoré Fragonard en surveille le bon entretien et dispense les cours de Botanique et de "matières médicales" (pharmacie). Dans ce Jardin on cultive aussi des plantes destinées aux humains. Dès le départ il y a donc une connotation "ethno-botanique".


En 1771, Le "Jardin d'Hygiène" expose des plantes nutritives, salutaires et nuisibles. Courbebaisse, qui a remplacé Fragonard, classe les Plantes selon le système du grand naturaliste Joseph Pitton de Tournefort, l'initiateur de Linné. On construit une serre d'hivernage.


En 1782, Daubenton, professeur d’économie rurale au Jardin Royal et au Collège Royal et Broussonet deviennent professeurs titulaires et sont chargés d’enseigner leurs sciences et la culture des plantes médicinales et économiques aux élèves de l’école.


En 1789, l’Ecole Royale devient Nationale.
 

XIX° siècle

étudiants

En 1801, la loi de l'An III officialise l'éducation des vers à soie et des "mouches à miel" (18 ruches) à Alfort. Elle justifie la présence de mûrier et de la collection mellifère dans le jardin botanique.

 

En 1803, les activités de l'École Impériale d'Alfort liées à la botanique sont :

  • l'enseignement de la Systématique (selon Tournefort, Linné puis Jussieu)
  • l'étude des plantes toxiques ex-situ et in-situ (Alfort est à la campagne, les herborisations dans la nature sont facilitées)
  • l'étude des plantes médicinales et des épices
  • la culture des plantes fourragères, mellifères (plante dont le nectar est récolté par les abeilles pour faire du miel), séricifères (plante utilisée par les vers pour faire de la soie)
  • la culture des plantes pour l'alimentation humaine, des plantes tinctoriales et textiles.

 

Entre 1818 et 1871, l’école redevient Royale puis Nationale puis Impériale et enfin obtient son statut actuel d’École Nationale en 1871.

Un inventaire fait l’état de 1600 espèces, classées selon le « système  Baillon », présentes dans le Jardin d’Herbes en 1882.