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Culture & Patrimoine

Les bâtiments

C’est durant l’été 1766 que la toute nouvelle Ecole Royale Vétérinaire de Paris s’installa dans le domaine d’Alfort, acheté par Claude Bourgelat au baron de Borme.

L'école vétérinaire d'Alfort ainsi créée existe toujours ; tour à tour royale, impériale et nationale, elle n'a cessé d'occuper le même territoire qui, à la longue, s'est couvert de bâtiments, pour beaucoup de belle facture architecturale.

Cette rubrique a pour objectif de vous faire découvrir les différentes époques de construction ainsi que les bâtiments dont nous avons hérité.

1766, l'installation de l'Ecole d'Alfort

Pont charenton 1780

L’architecte Soufflot fut chargé, au titre des bâtiments civils, d’aménager les lieux. Le château, une belle demeure de facture bourgeoise, fut réservé au directeur et à l'inspecteur général des écoles vétérinaires.

Le reste de l’Ecole s’installa dans les dépendances. Il fallut y loger les étudiants, aménager une salle de dissection, une salle d’examen, une bibliothèque, un cabinet de curiosités où furent exposées les collections de l’Ecole, et une pharmacie.

Il ne reste rien, aujourd’hui, de cette disposition du XVIIIe siècle. Les bâtiments ont tous été détruits entre 1855 et 1888.

1783 ou "l'ère académique"de l'Ecole

Ferme 1786

La mort en 1779 de Claude Bourgelat, devait marquer un tournant pour l’Ecole. Alors qu’il avait veillé à conserver un caractère rural à son enseignement, son successeur, Philibert Chabert, ne put résister à l’engouement mondain dont la nouvelle Ecole était l'objet.

Alfort devait accueillir en 1783 trois personnalités qui ont laissé leurs noms dans l’histoire. Félix Vicq d’Azir, médecin et anatomiste de renom, un moment impliqué dans la lutte contre les épizooties, fut chargé de l’anatomie comparée. Jean-Marie Daubenton, le collaborateur de Buffon, prenait en charge une nouvelle discipline : l’économie rurale. Et Antoine Fourcroy, le célèbre chimiste, se trouvait attaché à l’enseignement de cette discipline à Alfort.


Ces changements devaient se traduire dans le bâti. L’Ecole dut se doter d’une ferme et acquit en 1784 la ferme de Maisonville, possession de l’ancien propriétaire du château.

Parallèlement, une autre ferme fut progressivement constituée dans le parc à partir de 1786. On tira profit des locaux de l’ancienne grange du parc de l’école pour son installation.

Des bergeries et porcheries furent aménagées à proximité du parc, et on construisit un vaste complexe dédié à l’enseignement, comprenant notamment des laboratoires de physique et de chimie, ainsi que des cabinets de dissection qui devaient rapidement se révéler être des cloaques pestilentiels.