La mort en 1779 de Claude Bourgelat, devait marquer un tournant pour l’Ecole. Alors qu’il avait veillé à conserver un caractère rural à son enseignement, son successeur, Philibert Chabert, ne put résister à l’engouement mondain dont la nouvelle Ecole était l'objet.
Alfort devait accueillir en 1783 trois personnalités qui ont laissé leurs noms dans l’histoire. Félix Vicq d’Azir, médecin et anatomiste de renom, un moment impliqué dans la lutte contre les épizooties, fut chargé de l’anatomie comparée. Jean-Marie Daubenton, le collaborateur de Buffon, prenait en charge une nouvelle discipline : l’économie rurale. Et Antoine Fourcroy, le célèbre chimiste, se trouvait attaché à l’enseignement de cette discipline à Alfort.
Ces changements devaient se traduire dans le bâti. L’Ecole dut se doter d’une ferme et acquit en 1784 la ferme de Maisonville, possession de l’ancien propriétaire du château.
Parallèlement, une autre ferme fut progressivement constituée dans le parc à partir de 1786. On tira profit des locaux de l’ancienne grange du parc de l’école pour son installation.
Des bergeries et porcheries furent aménagées à proximité du parc, et on construisit un vaste complexe dédié à l’enseignement, comprenant notamment des laboratoires de physique et de chimie, ainsi que des cabinets de dissection qui devaient rapidement se révéler être des cloaques pestilentiels.