Les statues et monuments

Héritage du passé prestigieux de l'École nationale vétérinaire d'Alfort, les statues étaient une marque de reconnaissance et de respect pour la personne et l'œuvre d'un grand scientifique alforien.
Coutume du passé, aujourd'hui éteinte, la création de statues commença par le présent que fit Louis XVI à l'École en 1780 d'un buste de son fondateur, Claude Bourgelat, ciselé par le sculpteur du roi, Louis Boizot.
La dernière statue inaugurée fut celle de Ramon, le 27 mai 1965, en présence de nombreuses personnalités, à l'occasion du bicentenaire de l'École d'Alfort.

  •   Le monument du centenaire de la mort de Claude Bourgelat, fondateur de l'École, 1879

      Le buste de Bourgelat resta longtemps le seul monument dédié à Bourgelat. Il fallut attendre 1839 pour que soit décidée la création d'une statue en pied, et la fin de la guerre de 1870 pour que soit déclenchée une véritable dynamique.
    Ce projet suscita la jalousie de l'École de Lyon qui s'empressa de faire une souscription et éleva rapidement, le 6 mai 1876, la première statue de Bourgelat. Le projet d'Alfort était plus ambitieux, nécessitait plus de moyens et la statue fut finalement inaugurée le 30 octobre 1879.
    Elle est toujours implantée à son emplacement d'origine, au centre de la cour d'honneur faisant face à l'entrée principale de l'Ecole. Le monument a été récemment restauré.

  •   La tombe de Jean-Marie Pigeon, Second Empire

      Lors de la campagne de France qui aboutit à la première abdication de l'Empereur Napoléon 1er, les élèves de l'École vétérinaire d'Alfort furent formés en un bataillon qui défendit le pont de Charenton, le 30 mars 1814, contre les armées des coalisés. Jean-Marie Pigeon, un des étudiants, mourut au cours de cette journée et fut enterré dans l'enceinte de l'École. Sa tombe devait symboliser le courage des élèves du bataillon d'Alfort.
    D'abord marquée d'une simple pierre, elle fut entourée d'une grille et surmontée d'une croix sous le second Empire.

  • Monument à la gloire d'Henri Bouley, 1889

      Henri Bouley est la figure emblématique de la médecine vétérinaire du XIXe siècle. Inspecteur général des Écoles Vétérinaires, Président de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences, auteur de quantité d'ouvrages, sa mort déclencha une souscription internationale pour qu'un monument lui soit érigé.
    La statue est porteuses de symbôles. On y voit Bouley en habit, touchant du doigt un pied de cheval, un de ses sujets favoris, référence à son fameux Traité de l'organisation du pied du cheval, publié en 1851. Son passé d'anatomiste est encore révélé par un tablier et une scie à os. Une pile de livres fait référence à son oeuvre majeure, le Nouveau dictionnaire pratique de médecine, de chirurgie et d'hygiène vétérinaires, un ensemble monumental en 22 volumes qui dresse une témoignage exhaustif sur le médecine vétérinaire de la seconde moitié du XIXe siècle.
    Le monument fut tout d'abord érigé en 1889 à l'emplacement de l'actuel pavillon du directeur, puis il fut déplacé au centre du carrefour placé entre les bâtiments d'anatomie (Fragonard) et de pathologie de la reproduction (Lagneau).

  •   Le monument de Léopold Trasbot, 1908

      Le monument dédié à Léopold Trasbot, directeur de l'École et précurseur de l'anatomopathologie vétérinaire, fut élevé en 1908 dans une allée du parc.
    Il comprend une stèle de comblanchien haute de trois mètres, reposant sur un soubassement de quelques marches, coupée vers le sommet par une guirlande de bronze.
    Le buste qui la surmonte et la figure allégorique symbolisant la Science qui en embrasse la base sont l'un et l'autre en bronze. Le buste est d'une ressemblance frappante surtout lorsqu'il est examiné de profil ou de trois quarts. La figure de la base représente une femme qui se soulève gracieusement pour offrir au Maître un bouquet de roses. Un autre bouquet, négligemment jeté parmi les livres, repose à côté d'elle.
    Le monument est très détérioré ; le buste a du être ôté.

  •   Le monument d'Edmond Nocard, 1903

      Edmond Nocard fut le premier grand vétérinaire ayant su complètement s'investir dans les travaux pastoriens.
    À sa mort, en 1903, il fut décidé d'ériger un monument à sa mémoire. Le monument présente son buste entouré de deux personnages en bronze personnifiant l'Agriculture reconnaissante. À droite, un jeune pâtre élève une palme d'or vers le buste. À gauche, une jeune paysanne retient d'une main son tablier rempli de volailles et de l'autre tient des fleurs dont elle semble faire hommage au Maître. Au premier plan, l'artiste a placé une femme demi-voilée représentant la Science.
    Le monument a été érigé à une place d'honneur, derrière celui de Bourgelat, le 24 juin 1906.

  •   Le monument de Gabriel Colin, 1922

      Gabriel Colin fut professeur d'anatomie avant de prendre la tête de la toute nouvelle chaire de physiologie et thérapeutique. Il publia un remarquable ouvrage en 1854, le Traité de physiologie comparée.
    Au lendemain de sa mort, ses admirateurs se préoccupèrent immédiatement de réunir les fonds pour fixer la mémoire de Colin « dans un monument durable et digne de lui ». Il fut finalement inauguré le 2 juillet 1922, soit près d'un quart de siècle après sa mort. Il est appliqué contre la façade nord de l'amphithéâtre d'honneur, mais était malheureusement en mauvais état.
    Le monument a été restauré grâce à un mécénat de la Fondation du patrimoine.

  •   Le buste de Gaston Ramon, 1967

      Gaston Ramon est une célébrité du XXe siècle. Il découvrit, entre autres, en 1923 les anatoxines et les vaccins anatoxiques qui permirent de vacciner contre la diphtérie, le tétanos, le botulisme, les staphylococcies. Son monument a été appelé des vœux du corps enseignant d'Alfort dès l'annonce de son décès. Pour le sculpteur, la tâche était difficile car, disait-il, « sans masque mortuaire, sans buste précédemment exécuté, je ne puis travailler que sur de nombreuses photographies et surtout avec le concours de personnes qui l'ont bien connu ». Le monument est constitué d'une colonne carrée sur laquelle repose le buste en bronze. Il fut inauguré le 27 mai 1967 en présence de nombreuses personnalités, à l'occasion du bicentenaire de l'École d'Alfort. Le monument a été déplacé au milieu du carré enherbé en face du bâtiment Camille Guérin.

  • Le médaillon de Camille Guérin

    Camille Guérin, co-créateur du BCG (vaccin contre la tuberculose), est certainement le seul vétérinaire à avoir eu son nom immortalisé de son vivant. Guérin consacra toute sa vie à la lutte contre la tuberculose.
    Il fut récompensé par les plus hautes distinctions et s'éteignit à l'Institut Pasteur en 1961 dans la petite pièce qui lui était allouée et où il poursuivit ses activités dans un repli monacal, jusqu'au dernier moment.
    Sa stèle ornée d'un médaillon le représentant de profil, a été démontée. Le médaillon a été placé en 2016 à l’intérieur du bâtiment qui porte son nom.

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