Depuis 2023, l’EnvA propose à ses étudiants des enseignements dédiés à l’écologie, à la compréhension des écosystèmes et du monde vivant. L’occasion de mieux appréhender certaines interactions entre l’humain, l’animal et l’environnement, dans une optique de « santé globale ».

IMG 0169
« Les écosystèmes », peut-on lire en grand, en ce vendredi, sur l’écran d’un amphithéâtre de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort. Au pupitre, devant 70 étudiants vétérinaires de première année, Perrine Lequitte Charransol. Aujourd’hui, la maître de conférences et docteure vétérinaire présente cette notion clé en matière d’écologie. « Les quatre éléments fondamentaux de l’écosystème sont l’inorganique, les producteurs, les consommateurs, les décomposeurs. Il s’agit d’un système ouvert », explique-t-elle schéma à l’appui, en démontrant les interactions entre le vivant et le « non-vivant ».

Un enseignement pour chaque promotion

Depuis 2023, cette presque trentenaire double diplômée, d’Alfort et de l’École Normale Supérieure, titulaire d’un Master en écologie, assure l’enseignement de l’écologie et de la pathologie de la faune sauvage aux étudiants vétérinaires de la première à la cinquième année, de façon transversale. « La plupart des gens pensent que c’est important mais il faut parfois préciser le but de cet enseignement ».

Les élèves arrivés tout droit du lycée se plongent dans l’écologie fondamentale avec les cycles de l’eau, du carbone et de l’azote et l’impact de l’humain sur la biodiversité, via, par exemple, des visites de terrain. « Beaucoup trouvent ça très stimulant », décrit-elle. « Dans les années suivantes, nous parlons de l’impact de l’activité humaine sur les maladies émergentes et vectorisées, renforcé par le changement climatique, de l’intoxication des ruminants par les métaux et les plantes, des chats errants et de leurs conséquences. Nous évoquons aussi la façon dont la profession vétérinaire agit sur l’environnement, la question des antibiotiques et des antiparasitaires », précise l’enseignante.
IMG 0164

Un enjeu pour les futurs vétérinaires

Pour l’EnvA, l’enjeu est de faire réfléchir des futurs professionnels et de faire évoluer certaines pratiques pour les adapter aux conséquences induites en les sensibilisant. L’organisation d’un écosystème et la place de l’animal dans son environnement sont une clé de compréhension importante, notamment pour ce qui est des animaux sauvages et des éventuelles transmissions d’agents pathogènes entre espèces sauvages et domestiques. « Cela apporte un regard un peu différent et complémentaire au reste de la formation. Cela peut aussi apporter des conseils pratiques », complète Perrine Lequitte Charransol. L’augmentation du nombre de thèses chaque année sur ces thématiques est le signe d’un intérêt pour ce domaine d’étude scientifique.

Une optique « Santé globale »

Un enseignement conçu dans une approche « One Health » ou « Santé globale », liant santés humaine, animale et de l’environnement. Un engagement fort de l’École nationale vétérinaire d’Alfort qui renforce et déploie ses partenariats dans cette optique, notamment dans le cadre de ses activités de recherche (en virologie ou physiopathologie du muscle par exemple), en particulier en lien avec l’Université Paris Cité, dont le rapprochement est en cours.