Les modèles didactiques de l'EnvA vus par la Haute Ecole des Arts du Rhin

Une merveille de l'artisanat français, le cheval de Louis Auzoux (1848)

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"L'un des chefs-d'œuvre majeurs d'Auzoux fut sans conteste le mannequin de cheval qu'il soumit au jugement de l'Académie royale de médecine en avril 1844. Les rapporteurs médusés découvrirent un équidé de 1,10 m de hauteur dont, comme les écorchés humains, la partie droite était fixe tandis que la moitié gauche pouvait être démontée pour faire apparaître les plans profonds. Auzoux avait imaginé un système de charnières placées à l'arrière du tronc qui permettaient d'ouvrir le cheval en soulevant la tête et la partie dorsale du tronc, un peu à la façon d'un couvercle dont le thorax et le ventre auraient été la boîte (voir le reportage sur l'ouverture du cheval d'Auzoux). Il le commercialisa peu après la présentation, dans deux versions calquées sur les modèles humains :un cheval complet (voir le reportage au Musée d'Histoire de l'Enseignement Vétérinaire à Lyon), fait de plus de 127 pièces et indiquant 3635 détails anatomiques, davantage que ce qu'on pouvait trouver dans un traité d'anatomie, au prix faramineux de 4000 francs, plus cher même que l'homme complet ; et un cheval incomplet, destiné aux écoles de cavalerie, aux régiments de cavalerie et d'artilerie ou aux haras. Ce second spéciment était similaire au premier, de la même taille, présentait les mêmes viscères ; seulement les muscles n'étaient pas détachables, et un côté présentait les structures profondes tandis que l'autre était dévolu aux éléments superficiels. Auzoux avait même prévu, en 1844, de mettre en production trois modèles de 65 centimêtres de hauteur, l'un complet, l'autre incomplet, et le dernier simplement écorché. » Christophe Degueurce, Corps de papier : l’anatomie en papier mâché du docteur Auzoux, Éditions de la Martinière, 2012.
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