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Publication - Mieux différencier le lymphome intestinal de bas grade à cellules T (LGITL) de l'entérite lymphoplasmocytaire (LPE)

Une publication signée de nombreuses personnalités de l'EnvA permet de mieux différencier le lymphome intestinal de bas grade à cellules T (LGITL) de l'entérite lymphoplasmocytaire (LPE) chez le chat. Elle est parue début août. 


2021 05 20 Publications 15
L'EnvA participe à l'amélioration des connaissances en matière de maladies félines. Ainsi, une publication signée par de nombreuses personnalités de l'établissement vétérinaire permet de mieux différencier deux affections gastro-intestinales félines : le lymphome intestinal de bas grade à cellules T (LGITL) de l'entérite lymphoplasmocytaire (LPE). La première est une tumeur, la seconde une inflammation.



Résumé

Critères histopathologiques, phénotypiques et moléculaires permettant de distinguer le lymphome intestinal T de bas grade chez le chat de l'entérite lymphoplasmocytaire.

Contexte
La différenciation du lymphome intestinal de bas grade à cellules T (LGITL) de l'entérite lymphoplasmocytaire (LPE) chez le chat est un défi diagnostique pour les pathologistes.

Objectif
Caractériser les caractéristiques histologiques, immunohistochimiques et moléculaires du LGITL et de l'EPL.

Résultats
Une population lymphocytaire monomorphe (22/22, 100 %) et une infiltration muqueuse en profondeur (15/22, 68 %) étaient les caractéristiques du LGITL. Les motifs épithéliaux (nids et plaques) étaient significativement plus fréquents dans les cas de LGITL (11/22, 50 %) que dans les cas d'EPL (1/22, 5 %) (P = 0,001). Un gradient apical-basal des lymphocytes CD3+ a été observé dans 9/22 (41 %) des cas de LGITL contre 1/22 (5 %) des cas de LPE (P = 0,004). La plupart des cas de LPE (17/18, 94 %) présentaient une fibrose marquée dans la partie superficielle de la lamina propria. Les seuils de 20 % et 30 % du Ki-67 ont permis de distinguer les LGITL des LPE dans l'épithélium (spécificité > 95 %) et dans la lamina propria (spécificité > 95 %), respectivement. Tous les cas de LGITL étaient CD3+ pSTAT3- et pSTAT5+. Les réarrangements du gène de la chaîne gamma du récepteur des cellules T indiquaient une monoclonalité dans 86 % des cas de LGITL. De manière surprenante, 70 % des cas de LGITL présentaient une monoclonalité (40 %) ou une monoclonalité sur fond polyclonal (30 %).

Conclusions et importance clinique
Nous avons identifié de nouveaux critères histologiques, immunohistochimiques et de clonalité pour distinguer les LGITL des LPE.

Auteurs : 
Valérie Freiche, Mathieu V. Paulin, Nathalie Cordonnier, Hélène Huet, Maria-Elena Turba, Elizabeth Macintyre, Thierry-Jo Molina, Olivier Hermine, Lucile Couronné, Julie Bruneau


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Abstract

Histopathologic, phenotypic, and molecular criteria to discriminate low-grade intestinal T-cell lymphoma in cats from lymphoplasmacytic enteritis


Background
Differentiation of low-grade intestinal T-cell lymphoma (LGITL) from lymphoplasmacytic enteritis (LPE) in cats is a diagnostic challenge for pathologists.

Objective
Characterize histologic, immunohistochemical, and molecular features of LGITL and LPE.

Animals
Forty-four client-owned cats, 22 diagnosed with LGITL and 22 with LPE.

Methods
Prospective, cohort study. Clinical suspicion of LGITL or LPE was based on persistent gastrointestinal signs, unresponsive to empirical treatments. All cats underwent a standardized diagnostic evaluation, including biopsy (preferentially full-thickness), and were diagnosed with LGITL or LPE after review of clinical, laboratory, sonographic, histologic, immunohistochemical, and clonality results.

Results
A monomorphic lymphocytic population (22/22, 100%) and in-depth mucosal infiltration (15/22, 68%) were hallmarks of LGITL. Epithelial patterns (nests and plaques) were significantly more frequent in LGITL (11/22, 50%) than in LPE (1/22, 5%) cases (P = .001). A CD3+ lymphocytic apical-to-basal gradient was observed in 9/22 (41%) of LGITL vs 1/22 (5%) of LPE cases (P = .004). Most LPE cases (17/18, 94%) featured marked fibrosis in the superficial part of the lamina propria. The Ki-67 20%- and 30%-thresholds discriminated between LGITL and LPE within both the epithelium (specificity >95%) and lamina propria (specificity >95%), respectively. All LGITL cases were CD3+ pSTAT3− and pSTAT5+. T-cell receptor gamma chain gene rearrangements indicated monoclonality in 86% of LGITL cases. Surprisingly, 70% of LPE cases featured monoclonality (40%) or monoclonality on a polyclonal background (30%).

Conclusions and Clinical Importance
We identified new histologic, immunohistochemical, and clonality criteria to distinguish LGITL from LPE.

Authors: Valérie Freiche, Mathieu V. Paulin, Nathalie Cordonnier, Hélène Huet, Maria-Elena Turba, Elizabeth Macintyre, Thierry-Jo Molina, Olivier Hermine, Lucile Couronné, Julie Bruneau